Le climat change, pourquoi pas nous ?

Photoreportage exclusif
Retour sur la grève mondiale pour le climat

Comprendre | Environnement | Politique

Temps de lecture: 3 minutes

Texte & photo par Anne-Marie Asselin 

Mise en ligne le 17 mars 2019

Le 15 mars dernier, c’est près de 1,5 million de personnes sur la planète qui se sont mobilisées afin de crier au monde entier qu’il est plus que temps de passer à l’action pour le climat. C’est Montréal qui a réussi le tour de force de la plus grande mobilisation citoyenne de la journée. Ce sont plus de 150 000 personnes qui se sont jointes à la marche.  Greta Thunberg, instigatrice du #FridaysForFuture, a demandé à la terre entière une manifestation pacifiste et respectueuse, telle que décrite dans son guide à l’intention du manifestant, www.fridaysforfuture.org.

 

« Imaginez ce que nous pourrions faire ensemble,

si nous le voulions »

 

- Greta Thunberg, tiré de son discours fait à la COP 24, 2018, Pologne.

Retour en arrière

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été adoptée au cours du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 par 154 États en plus de la totalité des membres de la Communauté européenne. Ça fait maintenant presque 30 ans que nous discutons des moyens de mitiger les changements climatiques.

Élément déclencheur

Cette année fut particulièrement marquante. Le rapport alarmant du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), sorti en octobre 2018 dernier, nous a donné la tant attendue “claque dans le visage”. Plusieurs refusaient de le voir ou même encore d’y croire. Il est maintenant plutôt naïf d’y faire abstraction. Cette claque, c’est elle:

« Limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C pourrait faire la différence entre la vie et la mort pour bon nombre d'humains et d'écosystèmes dans les prochaines décennies », prévient le

Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

 

Et les scientifiques du GIEC ont peu d'espoir de voir l'humanité relever ce défi.

Le rapport du
GIEC 2018
en chiffres

L’heure du changement

La Suède, pays originaire de Greta Thunberg, comme plusieurs autres de l’hémisphère Nord, ont fait face durant l'été 2018 à des vagues de chaleur et des feux de forêt sans précédent. Elle demande donc à son gouvernement que le plan pour réduire les émissions de carbone, entendu par l'accord de Paris, soit respecté. Elle manifeste chaque vendredi depuis ce jour durant les heures d'école. Elle a maintenant dépassée le cap des 30 semaines consécutives. Sur les réseaux sociaux, elle utilise les hashtags #Klimatstrejka, #ClimateStrike et #FridaysforFuture. Sa grève du vendredi a su retenir l'attention du monde entier et inspirer plusieurs autres jeunes à joindre le mouvement.

La jeunesse se fait entendre
Le 4 décembre 2018, Thunberg est invité à s'adresser à la COP24, lors du sommet des Nations unies sur les changements climatiques. Elle dit :

« Ceci est la crise la plus grave que l'humanité ait jamais subie [...] Notre biosphère est sacrifiée pour que les riches des pays comme le mien puissent vivre dans le luxe. Ce sont les souffrances du plus grand nombre qui paient pour le luxe du plus petit nombre. Et si les solutions au sein du système sont impossibles à trouver, nous devrions peut-être changer le système lui-même. »

 

« Nous ne sommes pas venus ici pour supplier les dirigeants du monde de s'inquiéter […] nous sommes venus pour vous dire que c'est l'heure du changement, que ça vous plaise ou non. »

Greta Thunberg, 16 ans, est aujourd’hui en liste pour un prix Nobel de la paix pour son cri du coeur. Mademoiselle Thunberg a réussi à faire passer son message plus que quiconque ne l’avait fait dans le passé. Et Greta n’est pas seule. Aux quatre coins du monde, les jeunes s’éduquent et s’activent pour l’environnement. Ils mettent en place des milliers d’initiatives chaque seconde pour réinventer le monde dans lequel ils se projettent. Le 15 mars dernier, ceux qui se sentaient seuls et isolés dans cette bataille climatique se sont retrouvés au coeur d’une réelle marée humaine. Plus de 1.5 million de personnes, toutes générations confondues, ont marché les rues de la planète pour appuyer le mouvement. Plus de 2083 endroits, dans 125 pays et sur tous les continents se sont mobilisés.

Et maintenant?

Saurons-nous décarboniser notre atmosphère, nettoyer nos berges et nos océans, faire repousser nos forêts, mieux nous alimenter, consommer…nous soigner?

 

Un dicton dit: “On ne voit clair qu’avec les yeux du coeur.”

 

Saurons-nous écouter notre cœur et agir conséquemment? Saurons-nous écouter nos enfants? Saurons-nous reconnaître leurs droits pour vivre dans un monde plus juste et plus sain?

Le 15 mars 2019 est maintenant passé à l’histoire.

Le message est clair, il ne reste qu’à nous de passer à l’action.

 

Le climat change, pourquoi pas nous?

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